Une barrière en palettes de bois se construit en 6 étapes : choisir des palettes marquées HT, les démonter, traiter le bois, poser des poteaux, assembler lames et traverses, puis protéger l’ensemble. Une scie, une perceuse-visseuse et un niveau suffisent pour une barrière de jardin classique.
La durée dépend d’une condition : un bois résineux de palette laissé nu et planté dans la terre pourrit vite. Le traitement des lames et l’isolement du sol font toute la différence.
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Quelles palettes choisir pour une barrière extérieure
Toutes les palettes ne conviennent pas. Le marquage phytosanitaire indique le traitement subi : HT désigne un traitement thermique, le bois étant chauffé à 56 °C à cœur pendant au moins 30 minutes. Le code MB correspond à une fumigation au bromure de méthyle, un gaz interdit en Europe : ces palettes restent à l’écart du jardin.
Écartez aussi une palette au marquage effacé ou incohérent d’un pied à l’autre, ainsi que toute palette tachée, colorée ou qui sent les hydrocarbures. Un produit répandu dessus pourrait se retrouver dans le sol de votre jardin.
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Les palettes EUR mesurent 1200 x 800 mm et comptent 11 planches : une palette fournit donc de quoi faire plusieurs lames. Les chutes saines servent ensuite de bois de chauffage en palette, à condition de rester sur des palettes HT.
Démonter les palettes sans fendre les planches
Le démontage est l’étape où l’on casse le plus de bois. Glissez un pied-de-biche entre la lame et la traverse, en levant doucement près des clous plutôt qu’au milieu de la planche. Un maillet aide à décoller les dernières fixations.
Pour les clous annelés qui résistent, passez une scie sabre à lame métal entre la lame et la traverse : vous coupez les clous et gardez la planche intacte. Retirez ensuite les pointes restantes à la tenaille.
Triez les planches par longueur et par état. Les lames entières et planes serviront de barreaux, les plus courtes feront des cales ou des renforts, les fendues iront au bûcher.

Préparer et traiter le bois de palette
Brossez puis poncez chaque planche pour supprimer les échardes et l’aspect grisé. Si le bois est humide ou moisi, laissez-le sécher à l’abri avant tout traitement : un produit appliqué sur du bois mouillé ne pénètre pas.
Appliquez ensuite un traitement fongicide et insecticide, puis une lasure ou une huile pour l’extérieur, en insistant sur les tranches et les coupes, par où l’eau entre. Si le bois est déjà bois grisé à raviver, un dégriseur fait gagner du temps avant la finition.
Coupez le haut des barreaux en pointe ou en biais : l’eau s’écoule au lieu de s’infiltrer dans le fil du bois.
Poser des poteaux solides et isolés du sol
Le poteau est le point faible d’une barrière en palette. Un bois de palette enfoncé dans la terre absorbe l’humidité et cède en peu de temps. Préférez des poteaux en bois autoclave, traités pour le contact avec le sol, ou des supports métalliques à enfoncer ou à sceller.
Le poteau doit être enterré sur une profondeur suffisante pour résister au vent et à la poussée de la barrière : suivez la fiche du fabricant de vos poteaux ou de vos supports. Calez chaque poteau au niveau à bulle dans les deux sens avant de fixer ou de couler le béton, puis tendez un cordeau pour aligner les têtes.
Gardez le même écartement entre poteaux, adapté à la longueur de vos traverses. Pour choisir le style et la hauteur, les atouts d’une clôture en bois aident à comparer les options.
Assembler la barrière : lames, traverses et portillon
Fixez d’abord deux traverses entre les poteaux, l’une en haut et l’autre en bas, à bonne distance du sol. Vissez ensuite les lames une à une, en les espaçant d’une cale de largeur constante pour garder un rythme régulier et laisser le bois travailler.
Utilisez de la visserie inox ou galvanisée : une vis en acier nu rouille et tache le bois en quelques mois. Pré-percez les extrémités des lames pour éviter qu’elles ne se fendent.
Pour un portillon, ajoutez une écharpe en Z : une planche posée en diagonale entre les deux traverses, qui évite que le vantail ne s’affaisse sur ses gonds. Montez des gonds et un loquet adaptés à l’extérieur.

Hauteur, règles et durée de vie à prévoir
Une palissade n’a pas de hauteur légale unique : elle est fixée par le plan local d’urbanisme ou par les usages locaux. Une déclaration préalable peut aussi être exigée dans un secteur protégé, dans une zone définie par le PLU ou dans une commune qui l’impose. Un appel à la mairie avant de commencer évite un refus après la pose. Respectez également le règlement d’un lotissement ou d’une copropriété le cas échéant.
Côté durée de vie, une barrière en palette traitée dure moins longtemps qu’une clôture en bois autoclave du commerce. Comptez une lasure ou une huile à renouveler régulièrement, en commençant par les faces les plus exposées à la pluie.
Si vous hésitez sur le bois de remplacement pour réparer une lame, le bois sec ou vert change la tenue dans le temps : un bois trop vert se déforme en séchant sur la barrière. Un contrôle des vis et des pieds de poteaux chaque printemps repère les premiers signes de fatigue.

